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Femmes, savoirs et pouvoirs

Femmes, savoirs et pouvoirs

Objet de recherche :
L’objet de la réflexion proposée avec Femmes-savoirs-pouvoirs est les normes attendues de réussite, l’activité académique, la notion de carrière n’étant qu’un outil pour mener cette étude.
Objectifs théoriques et pratiques jusqu’en juin 2020.
Dans un premier temps, élaboration d’une « culture commune » sur le sujet et précision des objectifs en fonction des intérêts des divers membres du chantier.

Membres porteurs du projet

Hélène Gispert, Anne Schuhl, Hélène Guennou, Christine Eisenbeis

Anne Lefebvre-Schuhl est membre de la commission Femmes et travail du SNCS

Hélène Guennou a été chargée de mission RH de l‘université Paris Sud et à ce titre a beaucoup travaillé sur ces questions de genre

Hélène Guennou et Hélène Gispert ont été partie prenante d’un colloque du Centre d’Alembert « Effets de genre dans les sciences et les techniques » (2012)

Christine Eisenbeiss est membre du SNCS et du bureau de l’IR-FSU

Composition du groupe de travail :

Hélène Gispert, Anne Schuhl, Christine Eisenbeis, Jean-Michel Drevon, Josiane Dragoni, Dominique Cau-Bareille, Erwan Lehoux, Yves Baunay, Michèlle Olivier

Femmes, savoirs et pouvoirs 2019

1.-Fiche d’identité du chantier :

1.1. Intitulé de l’objet de recherche : Femmes, savoirs et pouvoirs

1.2. Résumé descriptif de l’objet :

« Vous êtes les bienvenues à condition de ne pas faire d’histoires" (Vinciane Despretet Isabelle Stengers, Les Faiseuses d’histoires. Que font les femmes à la pensée ?

Notre expérience sur cette question des femmes est celle d’un milieu où les femmes sont peu nombreuses (recherche et enseignement supérieur dans une faculté des sciences et une université scientifique) et où les inégalités femmes/hommes sont trop souvent de fait l’objet d’un déni des femmes elles-mêmes.
Notre engagement sur cette question est limité et récent compte tenu de nos trajectoires.

Notre ambition sur cette question des femmes est de trouver des leviers pour une prise de conscience, en faire discuter sur le terrain, avec l’objectif de faire bouger les pratiques (y compris syndicales).

Deux volets sont retenus :

* Veiller à la prise en compte de la dimension Femmes dans tous les chantiers et la nourrir

*Avoir une réflexion spécifique sur la question Femmes-savoirs-pouvoirs.

2. Présentation de la recherche pour 2019-2020 :

2.1 Objet de recherche : L’objet de la réflexion proposée avec Femmes-savoirs-pouvoirs est les normes attendues de réussite, l’activité académique, la notion de carrière n’étant qu’un outil pour mener cette étude.

2.2 Objectifs théoriques et pratiques jusqu’en juin 2020. Dans un premier temps, élaboration d’une « culture commune » sur le sujet et précision des objectifs
en fonction des intérêts des divers membres du chantier.

2.3. Méthodologie retenue : 6 rencontres pour l’année, certaines avec audition de chercheur.ses, d’autres en connexion avec un autre chantier.

3.-Moyens demandés :

3.1 Moyens humains : aucune décharge pour le début de la mise en œuvre de ce nouveau chantier

3.2 Moyens matériels : locaux pour les réunions

3.3 Budget prévisionnel du chantier : 2000 €

-  Déplacements des membres du chantier : 1900 €
-  Achat de livres : 100 €

Chantier Femmes, Savoirs, Pouvoirs

FSP Programme 2020 -2021

1. Fiche d’identité du chantier

1.1. Résumé descriptif :

Un des traits marquants des nombreux mouvements sociaux depuis l’automne 2018 est la place des femmes, très investies dans les mobilisations, voire même à l’origine de certaines. Au cœur des débats pour penser les alternatives, la lutte contre toutes les formes de discriminations et violences faites aux femmes, l’exigence de l’égalité Femmes –Hommes …sont des questions qu’elles ont su imposer et qui sont aujourd’hui parmi les plus présentes. Or malgré ses résolutions de congrès et son engagement dans les luttes, la FSU comme ses syndicats ont le plus grand mal à traduire ces objectifs dans leurs fonctionnements internes et dans leurs plateformes revendicatives.
Le chantier FSP, créé en 2019, a une double mission, d’une part, travailler ces questions sur le plan théorique et sur des terrains concrets, d’autre part, interagir avec les autres chantiers de l’Institut pour impulser, lorsqu’elle n’existe pas, la prise en compte d’une dimension genrée dans leur réflexion.

1.2. Membre porteur du projet :

Hélène Gispert, enseignante chercheure émérite SNESUP

1.3. Collectif de travail :
Yves Baunay, retraité, SNES ; Dominique Cau-Bareille, enseignante chercheuse, SNESup ; Josiane Dragoni, retraitée SNES 13 ; Jean-Michel Drevon, retraité SNES 76 ; Christine Eisenbeis, chercheuse, SNCS ; Hélène Guennou, retraitée SNESUP ; Erwan Lehoux, professeur SNES 76 ; Marie-Hélène Luçon, professeure SNES 86 ; Michelle Olivier, retraitée, SNUipp ; Anne Schuhl, retraitée SNCS.

1.4. Bilan de l’activité 2019-2020 :

Nouveau chantier de l’institut l’année 2019-2020 a consisté à définir précisément nos objets de recherches et leurs modalités.

2. Axes de travail pour 2020-2021 :

2.1. Sérier des enjeux particuliers, spécifiques à des terrains concrets pour lesquels nous mènerons des recherches. Il s’agit :

• D’une enquête sur la place accordée par les syndicats de la FSU à la question de l’égalité Femmes-Hommes dans leurs mandats mais aussi dans leurs activités régulières ou occasionnelles. Nous nous attacherons particulièrement au parcours des militant·es impliqué·es au niveau national, afin d’en observer l’influence sur l’implication des syndicats.

• D’une étude des associations Femmes et xxx (math, sciences, …) sur le terrain de l’ESR, seules organisations visibles dans ce secteur sur les questions de la lutte contre les inégalités. Nous nous intéresserons tout à la fois aux buts affichés par ces associations, leurs valeurs et normes implicites, et aux valeurs et normes des collègues qui s’y engagent.

• D’une étude historique des relations et interactions entre le syndicalisme et le mouvement féministe. Nous nous attarderons en particulier sur l’émergence et le déploiement de la quatrième vague.

Si ces trois terrains vont se développer séparément, il est évident que nous serons amené·es à établir des rapprochements, des éléments de comparaison. Le terrain commun sera en effet à en grande part formé des personnels qui concernent les syndicats de la FSU et de leurs militant·es.

2.2. Se donner a minima pour tâche la clarification des concepts tels l’universalisme, la racialisation ou l’intersectionnalité, qui posent aujourd’hui des questions clivantes qui impactent en ce XXIe siècle le mouvement féministe et l’antiracisme, et regarder en quoi ils bousculent également le syndicalisme.

2.3. Le chantier a également pour mission d’interagir avec les autres chantiers de l’Institut pour impulser, lorsqu’elle n’existe pas, la prise en compte d’une dimension genrée dans leur réflexion.

Nous sommes en effet convaincu·es que l’appropriation de cette réflexion est source d’enrichissement et d’approfondissement pour les travaux engagés dans chacun des chantiers.

Parallèlement à l’instauration de cette problématique, et par souci de cohérence, il nous semble pertinent de nous intéresser au fonctionnement de l’IRFSU en chaussant les lunettes du genre.

Notre objectif est de produire de la connaissance « Vous êtes les bienvenues à condition de ne pas faire d’histoires » (Virginia Woolf) a été de tout temps l’adresse faite aux femmes qu’on autorisait à mettre un pied dans un lieu de savoirs et de pouvoirs qui leur avait été jusque-là interdit.

Nous espérons déranger, « faire des histoires », au-delà du Chantier. Cela suppose que la FSU et ses syndicats prennent connaissance de nos éventuels résultats, voire se les approprient, au-delà des secteurs Femmes lorsqu’ils existent.

Notre ambition est de promouvoir des leviers pour impulser une prise de conscience sur ces questions, pour en faire advenir un sujet de discussion sur le terrain, avec l’objectif de bousculer les pratiques au cœur des lieux de travail, de décision et bien sûr celles des organisations syndicales.

2.4. Pour y parvenir, il nous faudra tout mettre en œuvre pour faire connaître ces travaux. Cela passe par différentes modalités

• Restitution des résultats de nos recherches à l’interchantier de l’IRFSU ; au secteur Femmes de la FSU ; au CDFN ; aux instances des syndicats qui en feront la demande
• Organisation de stages de formation destinés à des militant·es de niveau national et local des syndicats de la FSU
• Coordination du dossier Regards Croisés du mois de décembre 2020
• Une publication s’appuyant sur nos travaux et ceux qui nous auront éclairé·es

3. Moyens nécessaires :

3.1. Décharges
Le chantier demande un bout de décharge pour Dominique Cau-Bareille dans le cadre de sa recherche, par entretiens, sur la place accordée par les syndicats de la FSU à la question de l’égalité Femmes-Hommes dans leurs mandats mais aussi dans leurs activités régulières ou occasionnelles.

3.2. Déplacements
Les travaux du chantier – interviews, enquêtes – nécessiteront des déplacements spécifiques – hors des réunions du chantier en plénière – et devront être pris en charge.

3.3. Transcriptions des interviews
De nombreuses et longues interviews sont à prévoir. Il serait donc utile que l’institut repasse une convention avec des personnels prêts à ce travail.

3.4. Moyens financiers
Les dépenses comprennent les frais de déplacement, le matériel d’information (ouvrages), les frais éventuels d’inscription à des colloques et les frais éventuels de transcription

Budget prévisionnel pour l’année 2020 - 2021 : 3 500 €

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Contact

Pour tout contact : Hélène Gispert