Accueil du chantier
Histoire de la FSU "Tome 2"

Histoire de la FSU "Tome 2"

Recherche sur l’histoire de la FSU de 1997 à 2010 en vue de la publication d’un livre (tome II).
Le livre de Raphael Szajnfeld, La percée flamboyante de l’histoire de la FSU (1992-1996), rend compte de l’atmosphère novatrice, de la dynamique enclenchée, qui permit à la nouvelle fédération de devenir d’emblée, sur ces bases, la première organisation syndicale de toute la fonction publique d’État et d’inventer de nouvelles relations entre syndicalisme de masse et mouvements sociaux.
Nos recherches explorent la période suivante (1997-2010), beaucoup plus contrastée, entre le IIème congrès de Toulouse et le VIème de Lille. Elles tentent d’analyser succès comme limites et échecs de ce modèle syndical, à la fois ancien et nouveau.

Chantier de recherches : histoire de la FSU : "TOME 2"

1. FICHE D’IDENTITÉ DU CHANTIER

1.1. Intitulé de l’objet :
Recherche sur l’histoire de la FSU de 1997 à 2010 en vue de la publication d’un livre (tome II)

1.2. Résumé descriptif
Le livre de Raphael Szajnfeld, La percée flamboyante de l’histoire de la FSU (1992-1996), rend compte de l’atmosphère novatrice, de la dynamique enclenchée, qui permit à la nouvelle fédération de devenir d’emblée, sur ces bases, la première organisation syndicale de toute la fonction publique d’État et d’inventer de nouvelles relations entre syndicalisme de masse et mouvements sociaux.
Nos recherches explorent la période suivante (1997-2010), beaucoup plus contrastée, entre le IIème congrès de Toulouse et le VIème de Lille. Elles tentent d’analyser succès comme limites et échecs de ce modèle syndical, à la fois ancien et nouveau.

1.3. Bilan de l’activité
Ce chantier vient de connaître une grave crise suite à l’arrêt du travail de Laurent Frajerman, pilote de ce chantier depuis 2013 . Après 4 ans d’un travail régulier et embrassant une large partie du chantier par l’ensemble des membres de l’équipe, les insuffisances d’orientation, le manque d’investissement du responsable du chantier, ont conduit à une impasse de rédaction dans le temps qui avait été retenu dans les accords de lancement des travaux.
Malgré toutes les tentatives de sortir de la crise « par le haut » l’échec doit être constaté. L’équipe a réagi et a décidé, unanimement, de poursuivre le chantier sur un nouveau modèle. La mise en ligne des nombreux documents préparatoires permettra à celles et ceux qui le souhaiteront d’approfondir les sujets traités.
L’équipe a fait le bilan du travail réalisé et précisé ses impasses. Nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il s’agit bien d’un livre – donc avec un éditeur – destiné aux "personnels", d’abord nos propres syndiqué.es, permettant un travail d’appropriation de notre histoire récente et des questions- réponses que la FSU a pu – ou pas – donner. L’objectif est de réaliser un ouvrage d’histoire ambitieux de qualité lisible par tou.tes. Il pourra servir de support à la formation syndicale notamment en rappelant les évolutions historiques depuis 1997, et en ciblant les enjeux du syndicalisme dans les années 2000.

2. PRÉSENTATION DE LA RECHERCHE POUR 2018 2019
L’objectif premier des membres du chantier est de finaliser l’écriture et la publication du livre.
Échéances : Rendu éditeur : août 2019 ; sortie décembre 2019 (date du congrès FSU).
Format 250 000 à 300 000 signes avec des encarts, des graphiques, voire des illustrations.

1.
2.1 Écriture du livre
Une préface de B. Groison, une postface d’un chercheur.
Un livre en trois parties et dix chapitres d’environ 20 000 signes chacun.
Une introduction générale (lien entre les deux tomes notamment)
1ère partie : La FSU dans l’action
2e partie : La FSU force de propositions
3e partie : La FSU et la démocratie
Les chapitres ne seront pas signés. L’équipe assumera l’ensemble de l’écrit.

2.2 Mise en ligne
L’écriture repose sur l’exploitation d’un matériau constitué depuis 4 années par l’équipe du chantier qui a produit de nombreux documents. Ce matériau sera mis en ligne sur le site de l’institut

2.3 Regards extérieurs
Nous souhaitons confronter notre travail d’écriture aux regards de chercheurs, éventuellement d’un éditeur.

2.4 Programme
Le retard pris nous oblige à augmenter très sérieusement notre travail.
D’Avril 2018 à Juillet 2018, nonobstant les grèves, trois réunions de travail sont programmées.
Un travail d’écriture devra être mené pendant l’été.

3 MOYENS
a) Décharge : pas de décharge de service demandée pour cette activité de recherches puis d’écriture du livre sauf si un.e jeune chercheur.se nous rejoint comme nous le souhaitons, Nous faisons appel à candidatures dans ce sens.

b) Lieu de réunion : dans les locaux de l’Institut

c) Budget : 3000 €
De septembre 2018 à mars 2019 nous devons prévoir 5 à 6 réunions pour le travail du groupe à partir de la production des sous-groupes par chapitres dont une ou deux pourraient se dérouler à la suite d’une réunion d’Equipe, coût = 5 x 400€ = 2000 €
D’avril 2019 à Juin 2019 : finalisation de l’écriture, relecture, confrontation avec regard extérieur chercheur ou éditeur, coût 2 x500€ = 1000€

Notre collectif de militant.es, divers, dont certain.es sont historien.nes, essaie d’analyser cette « histoire du temps présent » qui a trouvé aujourd’hui sa légitimité. Il n’a évidemment pas la prétention de conclure. Mais notre engagement de militants ne nous disqualifie pas : en sciences sociales, comme en bien d’autres recherches, la neutralité n’existe pas. Nous tentons donc de ressusciter ce temps passé récent, dont beaucoup de lecteurs ont été des témoins et des acteurs mais qui, aussitôt passé, est pour partie oublié ou déformé, dans une « temporalité active et sédimentée ». Nous essayons, à partir d’un récit fondé sur l’analyse des archives, le recueil de témoignages des acteurs, la consultation d’une abondante bibliographie en sciences sociales, de prendre un peu de recul, pour comprendre les questions auxquelles l’utopie collective d’un nouveau syndicalisme en construction a été confrontée au début de ce siècle. Nous avons voulu cette approche honnête, équilibrée, mais sans concessions. Elle est imparfaite et sûrement critiquable, comme toute entreprise historique. Notre souhait est que ce retour sur notre propre histoire éclaire la réflexion et ouvre le débat. Persuadés que nous sommes, que « l’avenir a lui aussi son histoire qui reste à rêver et à inventer. » (Ludivine Bantingny1)

1.3. Équipe du projet
Elle est composée de Jules Lafontan, Raphael Szajnfeld, Anne Feray, Eugenio Bressan, Gérard Leidet, Springsfield Marin, Michel Fouquet, Alain Dalançon, Josiane Dragoni et Jean-Michel Drevon, Ces 3 derniers collègues en assureront le pilotage.

Plan adopté le 6 février 18 Histoire de la FSU 1997-2010

Introduction-problématique : déjà rédigée pour l’essentiel elle sera reprise après écriture du chapitre 1.

1ére partie : La FSU dans l’action

Travelling chronologique sur les 15 années traitées, mettant en lumière le rôle de la FSU dans les luttes dans l’EN, la FP et plus largement dans le mouvement social. Dans un contexte nouveau par rapport aux années 80-90. Elle montrerait la nature des enjeux, les succès et les limites des mobilisations et certaines contradictions internes. Cette 1ère partie viserait en même temps à fixer des points de repères au lecteur qui, bien que ces événements soient relativement récents, a oublié ou situe mal le déroulé des enjeux et des luttes.

1- Le contexte des années 2000 et le syndicalisme de transformation sociale (fondée sur les identités professionnelles, et portant l’intérêt général)
Il faudra définir quelle « transformation sociale » ? Partir des besoins sociaux sans en rabattre sur les objectifs = égalité, solidarité, service public, démocratie…dans une autre configuration du monde. Quelles configurations syndicales ? Quelle originalité de la FSU ? Les défis ? Les contraintes ? L’Europe ! Le monde !

2- La confrontation à la politique d’Allègre (1997-2000)
La crise à la tête de la FSU devra aussi être évoquée

3- 2003/2006/2007/2009 : la FSU locomotive du mouvement social ?

2e partie : La FSU force de propositions

Cette partie thématique viserait à analyser dans quels domaines et comment s’est construite la politique revendicative de la FSU. Synthèse heureuse et nouvelle, addition fractionnée des revendications des SN, difficultés à dépasser les divergences entre SN ? Deux domaines manifestant la réussite et l’échec. Comment les dépasser pour prétendre jouer un rôle dans la transformation sociale ?

1- Pour une nouvelle conception de la Fonction Publique et des Services Publics
Pour une autre conception du Service public qui illustre bien l’approche nouvelle de la transformation sociale à partir d’une vision progressiste des besoins sociaux
Défense et amélioration des statuts
Les questions salariales
Les retraites
Emploi public et précarité
Les nouveaux défis de la décentralisation, ex des ATOS

2- Débats sur un projet éducatif et la défense des métiers de l’éducation
C’est là que la professionnalisation entraîne des limites aux synthèses. La situation est-elle autant bloquée qu’elle l’était au temps de la FEN ?
Le projet éducatif de la FSU : mission impossible ?
Clivages persistants sur la formation des maîtres

3- Pour la transformation sociale
La FSU a l’ambition de dépasser la cadre de la défense des stricts intérêts des fonctionnaires et de ne pas se limiter au corporatisme. C’est le volet indispensable qui seul peut donner tout son sens à la transformation sociale. Cela en fait-il une organisation se substituant à l’inefficacité des partis qui sont de plus en plus rejetés ? La FSU et le politique.
Les jeunes, l’emploi, le débat TCE
Élargir à un cadre collectif associant usagers, syndicats et partis pour la défense et la démocratisation du service public
Les libertés, la solidarité, le racisme : une nouvelle conception de la laïcité ?
Quels partenaires ? Rapports avec le mouvement social (DAL, RESF…) ATTAC.
L’immigration, la paix. Du tiers-mondisme à l’altermondialisme ; la FSU dans les organisations internationales.

3e partie- La FSU et la démocratie

Cette partie se décline en plusieurs axes : démocratie interne, démocratie salariale, démocratie sociale. Analyser la nature, l’étendue et le fonctionnement des structures qui sont toujours à la fois un point de départ et d’arrivée. Il y a les principes fondateurs et la réalité des pratiques. Les structures, telles qu’elles fonctionnent, sont-elles adaptées aux objectifs fixés ? Développer la question de la transparence dans les dossiers revendicatifs. Les questions de représentativité, de démocratie sociale. Comment sortir de l’autonomie pour la réunification, principe fixé dès le départ ? Réunification devenue unification grâce à « nouvel outil syndical » ?

1- La démocratie interne
Rappel des statuts. 15 ans après, le trépied issu de la FEN autonome a-t-il fait ses preuves ? Les femmes trouvent-elle leur place ? Comment rééquilibrer le poids des SN pour plus de fédéralisme ?
Donner toute leur place aux femmes
Une nouvelle pratique des tendances ? Il n’y a plus de réel enjeu de pouvoir, différence fondamentale par rapport au temps de la FEN. Cogestion-confrontation UA-EE, les autres tendances étant devenues marginales. Qu’est devenu UA : des majoritaires à l’identité peu lisible ? L’agiornamento d’EE au prix d’une scission.
La prééminence persistante du poids des SN, qui continuent à être organisés suivant les structures du système. Mais crise du départ du SNETAA, et refus des syndicats de l’enseignement privé
Comment rééquilibrer pour plus de fédéralisme ? La naissance des CFR, des SFRetraités
exemples de SD 79 (AD), 13 (JD), 25 (Spring)

2- Le combat pour la représentativité :
Un enjeu déterminant pour le syndicalisme « de masse et de lutte » ?
élections professionnelles
démocratie salariale et démocratie sociale
syndicalisation

3- Comment sortir de l’autonomie ?
L’élargissement de la syndicalisation aux FP au congrès de Perpignan, mais échec dans l’hospitalière et difficultés dans la territoriale
À resituer dans la démarche FSU depuis 1997 jusqu’en 2010.
L’unité d’action plutôt que l’unification ?

rechercher dans le chantier

Contact

Pour tout contact Jean-Michel Drevon