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Politiques néolibérales et alternatives syndicales

Politiques néolibérales et alternatives syndicales

Depuis 2010 notre chantier a orienté son activité vers l’examen des résistances et des alternatives au néolibéralisme particulièrement sur le terrain scolaire et universitaire. Aujourd’hui notre réflexion s’attache à recenser et interroger les expérimentations et des luttes du présent propres à nourrir une « politique de l’espérance ». Il s’agit en particulier de mettre en lumière l’existence de points de passage possibles entre pratiques utopiques et alternative. L’année 2016-2017 se consacrera aux propositions et alternatives actuellement en discussion dans le mouvement social et qui concernent le salariat et le travail.

Le chantier de l’institut de recherches de la Fsu intitulé « Politiques néolibérales et alternatives syndicales » est animé par un groupe de syndicalistes chercheurs qui ont pour ambition de mettre systématiquement en rapport les mutations des systèmes éducatifs avec l’orientation néolibérale des politiques publiques et, plus généralement, avec les caractéristiques du capitalisme contemporain. L’hypothèse centrale de ce travail de longue haleine est que l’école connaît aujourd’hui une transformation profonde qui ne peut être comprise qu’à partir d’une conception rigoureuse du modèle néolibéral des rapports sociaux et des institutions. Ce travail collectif de recherche a commencé en novembre 2007. Il poursuit une réflexion de l’institut sur le néolibéralisme qui a débuté dès la fin des années 1990 et qui a donné lieu à de nombreux articles et à plusieurs ouvrages, dont le Nouvel ordre éducatif mondial. Le collectif de syndicalistes chercheurs anime un séminaire ouvert ainsi qu’un groupe de travail plus restreint chargé de publier les résultats de la recherche commune. Ses membres participent à de nombreuses réunions publiques, contribuent à des stages syndicaux, entretiennent de nombreux liens de coopération avec les milieux de la recherche et de l’action militante. La recherche est actuellement centrée sur les mutations de l’action collective (organisations, formes, rythmes, discours, etc) dans ses rapports avec le nouvel esprit des politiques et des institutions.

Notre chantier s’est donné initialement pour objet d’étude les politiques néolibérales conçues comme un ensemble de dispositifs, discours, pratiques et stratégies qui modifient en profondeur les conditions de l’action syndicale. Il a orienté son activité à partir de 2010 vers l’examen des résistances et des alternatives au néolibéralisme sur le terrain scolaire et universitaire.

Axes de travail et d’échange.

Axe 1. Vers l’école du commun.

Cet axe recoupe pour l’essentiel la rédaction d’un ouvrage annoncé – la nouvelle école démocratique – Il constitue en quelque sorte le pendant de La nouvelle école capitaliste et paraîtra aux éditions de La Découverte dans la collection Horizons du possible.

Après les trois années passées à auditionner des militants et des chercheurs engagés dans les luttes scolaires et universitaires, nous sommes entrés dans la phase active de rédaction de l’ouvrage composé à partir des matériaux accumulés.

Il nous a semblé intéressant de mettre à disposition sur le site un certain nombre de ces matériaux sous forme de dossiers, articles ou notes qui témoignent de ce travail préparatoire.

Axe 2. Quelles alternatives à la formation professionnelle néolibérale ?

Cet axe s’inscrit dans le prolongement de La Fabrique de l’employabilité, quelle alternative à la formation professionnelle néolibérale ? (Éditions Syllepse, avril 2014) avec trois thématiques :

  • L’évolution du travail salarié. Qualifications, compétences, employabilité en lien avec le laboratoire de Jean-Pierre Durand. ( Gerpisa dédié à l’industrie automobile et Centre Pierre Naville.)
  • La formation des privés d’emploi, reconversions, idéologie de la « responsabilisation » en lien avec le Snu-Tefi et des associations de chômeurs.
  • La question salariale et le syndicalisme. Retour historique et nouvelles problématiques.

Sont associés au chantier :

  • Louis-Marie Barnier
  • Jean-Marie Canu
  • Pierre Clément
  • Guy Dreux
  • Christian Laval
  • Erwan Lehoux
  • Modestos Siotos
  • Francis Vergne