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09-06-2020

 | L’Institut

« I can’t breathe »

Ils et elles ne peuvent respirer. Ils et elles veulent vivre, libres et égaux, égales.
La pandémie n’aura pas seulement mis au grand jour le rôle déterminant de femmes – souvent de couleur puisqu’au bas de l’échelle sociale – mais aussi les effets des discriminations et du racisme sur les populations de couleur. La jeunesse, notamment, se dresse contre ces oppressions. Fantastiques mobilisations, aux USA bien sûr, mais aussi en France et dans l’ensemble du monde occidental responsable de la colonisation et du colonialisme.

La violence d’État est d’abord celle d’un système qui se construit sur et par les inégalités et les discriminations de tous ordres. Après vient celle, y compris mortifère, de la police de cet État. Celle qui maintient l’ordre ! Cet ordre justement qu’il faut renverser. Si le syndicalisme de transformation sociale combat l’ordre social que représente le capitalisme, il nous a fallu du temps et il nous en faudra encore pour combattre pied à pied le patriarcat et le racisme qui nous étouffe.

Oui le blanc est aussi une couleur et il n’est pas étonnant que ce soient, en particulier, des femmes qui le verbalisent comme nous le montrons dans cette lettre.

Dans son éditorial de la lettre du 25 mai, Paul Devin disait combien l’Institut aurait à cœur de « travailler pour apporter une contribution à ce front commun en mettant ses analyses, débats et recherches au service de l’information et de la formation des militants. Rien ne sera davantage nécessaire dans les temps à venir que de soutenir les actions, les luttes et les mobilisations par l’analyse critique de nos sociétés et de leurs idéologies. »

C’est ce que font ses chantiers dans cette période critique où penser l’avenir, tirer des leçons de ce qui est arrivé, et réfléchir sur les alternatives reste une urgence absolue. Le mépris gouvernemental qui s’exprime à travers la « page blanche » du Segur de la santé, la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), les retraites qui remontrent leur nez et les milliards qui pleuvent pour restaurer le monde d’avant, nous obligent, tous et toutes, à contribuer à la réflexion pour briser ce genou qui nous étouffe.

Jean-Michel Drevon rédacteur de la lettre électronique de l’IR-FSU

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