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02-09-2019

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L’institut de recherches de la FSU publie !

Cette rentrée va voir la publication, par l’institut, de trois livres.
Le premier, dès novembre, est l’attendu « Tome2 » de l’histoire de la FSU : « La FSU dans la cour des grands ».
Le second, du chantier « Politiques néolibérales et alternatives syndicale » porte justement sur N’attendons pas la fin du monde ! Alternatives et mouvement social.
Enfin notre camarade Frederic Grimaud nous livre un nouvel ouvrage sur « Le travail « contrarié » de la direction ».

Le premier, dès novembre, est l’attendu « Tome2 » de l’histoire de la FSU : « La FSU dans la cour des grands ». Fruit d’un long travail collectif cet ouvrage couvre la période 1997 – 2010. Il y a 20 ans à peine, la FSU qui occupe une place singulière dans le champ syndical, tente de déployer un syndicalisme de transformation sociale, sur fond de détricotage de l’État social, de conversion de la gauche de gouvernement à la doxa néolibérale, et de crise des partis politiques.

Le mouvement social, défini comme mouvement pour le changement social, reprend de la force sous des formes renouvelées, sur des thèmes nouveaux, mêlant ONG, associations, syndicats, non seulement au niveau national mais aussi mondial. La FSU s’inscrit, avec d’autres, dans la recherche tâtonnante d’alternatives aux politiques mises en œuvre dans le cadre du néolibéralisme, en France, en Europe et dans le monde, en partant d’un capital ancien de principes, d’idées et d’actions qui constituent le socle de son histoire et de son identité.

Un collectif de militant·es, divers·es, essaie d’analyser cette « histoire du temps présent ». Après une analyse à grands traits du contexte général dans lequel le syndicalisme doit intervenir, le livre examine la fédération en action, poursuit avec l’étude de son corpus et de sa politique revendicative, pour terminer par les structures syndicales, en tentant constamment de faire la part des succès et des échecs.

Puisse ce retour sur cette histoire récente favoriser la réflexion et alimenter le débat. L’histoire est en effet un « laboratoire actif de notre présent » (Rosanvallon, 2018) et « l’avenir a lui aussi son histoire qui reste à rêver et à inventer » (Bantigny, 2013).

Le second, du chantier « Politiques néolibérales et alternatives syndicale » porte justement sur N’attendons pas la fin du monde ! Alternatives et mouvement social.

Un grand doute s’abat sur la société : il ne serait plus possible de renverser le capitalisme. Il est trop puissant, il a gagné et avec sa victoire, le monde court à sa perte. Et d’ailleurs par quoi le remplacer, avec quelles forces ? Si la course contre la montre a commencé, la tâche n’est-elle pas d’ores et déjà insurmontable ? L’effondrement n’est-il pas la seule issue imaginable ?

Ce fatalisme est l’arme de l’adversaire. Il n’y a pour le combattre qu’une seule voie : édifier des alternatives, construire un autre imaginaire, réunir des forces collectives qui travaillent à l’invention d’un nouvel avenir possible.

La pensée de l’utopie doit être révolutionnaire. Il ne s’agit pas seulement de rêver, mais de penser tous les possibles qui se sont ouverts ces dernières années. Les créations théoriques, les propositions politiques, les pratiques nouvelles sont nombreuses et diverses, elles circulent, elles voyagent, elles fécondent. Mais leur variété et leur dispersion sont telles qu’on ne parvient pas toujours à les lier les unes aux autres, à en voir la compatibilité, à en examiner les ressorts et les limites. On se sent perdu, et on perd courage.

Ce livre a une triple dimension. D’abord une ambition : offrir un panorama des alternatives qui sont aujourd’hui en discussion partout dans le monde. Ensuite, un point de vue : partir toujours du sol concret du travail et de l’expérience de la lutte sociale. Enfin une méthode : entamer avec celles et ceux qui les portent une discussion aussi rigoureuse que possible.

Le syndicalisme est l’un des outils essentiels de la résistance à la destruction de l’humanité. Pour empêcher sa propre disparition, pour faire face à ses tâches historiques, pour se renforcer, il lui faut se réinventer et dépasser la vieille et mortifère coupure entre syndicalisme et politique. Il lui faut se transformer en un syndicalisme intégral dans une perspective évoquée dans un ouvrage précédent - Demain le syndicalisme. Repenser l’action collective à l’époque néolibérale – Un impératif en découle : qu’il se mêle au travail de l’utopie.

Enfin notre camarade Frederic Grimaud, déjà auteur de « Le travail hors la classe des professeurs d’école » nous livre un nouvel ouvrage sur « Le travail « contrarié » de la direction ». Fruit d’un travail dans un chantier du SNUipp et co-édité par ce syndicat, ce livre fait le point sur le travail des directeurs et directrices d’école.
Il est rare que l’institut publie simultanément des ouvrages. Nous espérons que cela n’empêchera pas leur succès respectif.

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