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09-04-2019

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Les ateliers Travail et Démocratie : c’est maintenant !

Nous sommes passés, depuis le lancement en janvier 2018 aux « Assises pour la liberté du travail », des déclarations d’intention pour agir ensemble à la transformation du travail, à des ateliers thématiques qui sont déjà au travail.
Pour les laboratoires de recherche sur le travail, pour l’Institut de recherche de la FSU, pour le mouvement syndical (notamment la FSU, la CGT, Solidaires), un espace de travail commun est mis en place.
Pour faire vivre cet espace et le développer, les ateliers sont conçus comme des rencontres d’expériences passées, en cours et à construire.

Ateliers Travail et Démocratie : appel à contributions par Yves Baunay, Gérard Grosse et Marie-Hélène Luçon

Syndicalistes, chercheurs, professionnels y partagent des ressources et des réflexions et y confrontent expériences et points de vue avant, peut-être, des élaborations communes. Comme cela avait été défini dans le texte « fondateur », l’objectif de ces ateliers est de « faire du travail vivant un enjeu du débat politique et un outil de reconquête du pouvoir d’agir et d’ainsi contribuer au développement des pratiques collectives ancrées dans le travail vivant et porteuses d’émancipation ».

Deux thèmes de problématiques ont déjà donné lieu à des échanges et à du travail en commun.

Le thème travail, féminisme et politique du « care » fera l’objet d’un débat ouvert au public le 15 avril prochain à partir d’un dossier en cours de constitution. Il est animé par Alain Alphon-Layre (syndicaliste CGT), Pascale Molinier (chercheure) et Marie-Hélène Luçon (Institut de recherche de la FSU).

Comme le souligne le thème, il s’agit d’explorer le travail réel à partir de regard divers : diversité des domaines d’activité, des situations, des statuts ; diversité du sens du travail, des objectifs, des valeurs émergentes au sein des processus mêmes de l’activité ; approche de la dimension politique du travail en lien avec la production de biens communs au sein des collectifs de travail...

Le thème de « l’enquête ouvrière » sera mis en débat public le 5 juin prochain. Il est travaillé actuellement par un groupe d’une dizaine de personnes (syndicalistes, chercheurs, professionnels). Son animation est assurée Tony Fraquelli (CGT) et Gérard Grosse (Institut de recherche de la FSU).

Dans ce domaine, le mouvement syndical a accumulé des expériences nombreuses et diverses depuis des décennies. Les CHSCT procèdent aussi à leur façon à des enquêtes concernant la santé au travail. Il s’agit aujourd’hui de discuter de ce que tout cela produit en termes de transformations concrètes de travail par et pour l’action collective.

Deux autres ateliers thématiques sont en gestation. « Travailler sans chef », d’une part, dont l’animation a été confiée à Benoît Borrits (association Autogestion) et Noémie de Grenier (coopérative Coopaname) et « Travail et Ecologie », d’autre part, animateur Alexis Cukier (philosophe).

Pour coordonner l’ensemble des ateliers, une petite équipe d’animation et d’organisation s’est mise en place. Elle est composée des trois initiateurs, Thomas Coutrot, Alexis Cukier et Julien Lusson, et de syndicalistes et chercheur.es. Marie-Hélène Luçon et Yves Baunay du chantier travail de l’Institut de recherche de la FSU en font partie.

Ces ateliers thématiques qui auto-organisent leurs activités, poursuivent trois objectifs :

1. Susciter des échanges et un travail commun entre des syndicalistes, chercheur.es professionnel.les, membres de l’atelier, autour de leurs recherches et pratiques, sur des recherches-actions ou initiatives syndicales, en vue de mettre en commun des expériences et d’aboutir à des propositions (actions concrètes à initier, enquêtes ou pratiques à développer, revendications à mettre en avant, analyses à faire connaître).

Dans un premier temps, il s’agit de préparer une intervention commune lors d’une réunion plénière bimestrielle, puis de rédiger un compte-rendu de l’exposé et des débats.

2. Constituer un « dossier » avec les ressources liées à ce thème, en vue de la discussion avec les autres membres du collectif des Ateliers Travail et Démocratie mais aussi de la mise en ligne sur le futur site. Concrètement, il s’agit de sélectionner une série d’articles, liens internet et vidéos, et si possible préparer de nouveaux contenus, à envoyer avant la séance plénière, et à enrichir collectivement ensuite.

3. Préparer (à moyen terme) de nouvelles élaborations destinées à un public plus large, notamment une intervention à plusieurs voix ou une table ronde dans le cadre d’un colloque ou d’un séminaire ouvert des Ateliers Travail et Démocratie qui pourrait avoir lieu en 2020. Il pourrait s’agir d’un texte commun ou plusieurs textes rédigé(s) après la séance thématique en plénière, mais aussi éventuellement, de tribunes en réaction à l’actualité, de vidéos grand public, voire de nouveaux projets à plus long terme, comme une recherche-action inédite.

Une organisation ouverte et évolutive

Les individus, comme les organisations peuvent rejoindre les ateliers et faire part de leurs propres expériences et réflexions.
Des sites d’information sont en place.
Les compte rendus des deux réunions plénières qui ont déjà eu lieu sont disponibles ici : http://institut.fsu.fr/Bref-compte-rendu-reunion-du-19-novembre-2018.html et là : http://institut.fsu.fr/Bref-compte-rendu-de-la-reunion-du-14-janvier-2019.html
Une autre réunion est donc prévue le 15 avril (thème « Travail, féminisme et politique du « care » ») et le 5 juin, la dernière de cette « saison 1 » (thème « enquête ouvrière »).

Nous insistons bien sur le fait que l’engagement du chantier travail de l’Institut de recherche de la FSU depuis l’origine est conçu d’abord pour faciliter et accompagner l’engagement de la FSU elle-même, les syndicats, les sections départementales... intéressés par l’exploration du travail, en lien avec l’action syndicale.

Nous lançons un appel à contributions, à partir des expériences déjà réalisées ou en cours. Des expériences réussies ou non, mais des expériences qui posent problème : des problèmes qu’on entreprend de discuter et de résoudre ensemble par et dans l’action.

Tous les intéressés peuvent contacter les membres du chantier travail : Marie-Hélène Luçon, Michelle Olivier, Christine Eisenbeis, Gérard Grosse, Yves Baunay.

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