13-06-2017

 | A LA UNE

« Qu’est-ce qu’on fait dans une salle de classe sinon cultiver un certain type d’attention ? »

Yves Citton est professeur de littérature française du 18e siècle à l’université Grenoble Alpes et co-dirige la revue Multitudes. Il est notamment l’auteur de Pour une écologie de l’attention (Seuil).

En quoi votre formation littéraire vous a-t-elle conduit à réfléchir sur les questions liées à la révolution numérique, et aujourd’hui, à ce qu’est l’attention ?

Dans un contexte où les études de lettres et d’humanités sont très menacées à l’Université, dans la façon dont les programmes sont conçus, les postes attribués, les bourses allouées, où nous vivons en France depuis quelques décennies une guerre culturelle, qui rappelle celle qui a secoué les États-Unis dans les années 1980-1990. Je viens d’une discipline, la littérature, qui a été dominante pendant longtemps, avec l’arrogance des dominants, et qui n’a pas su se repenser dans une position minoritaire. En conséquence, elle se trouve très exposée à des attaques et à des érosions venant de multiples parts. En réfléchissant à partir de mon travail d’enseignant de littérature, j’en suis arrivé à me dire que ce qui constitue l’essence des études littéraires, ce n’est pas avant tout un corpus mais la défense d’une certaine attention au texte, une attention que Jean-Marie Schaeffer qualifie d’esthétique [1].

Qu’est-ce qu’on fait dans une salle de classe littéraire ou artistique, sinon cultiver un certain type d’attention ? Dans la prétendue « crise attentionnelle » que nous vivons tous - nous sommes submergés, nous n’arrivons pas à lire tous nos mails, nous sommes sollicités de toute part – je veux pointer qu‘on parle le plus souvent d’un seul type d’attention : une attention individuelle (moi face à mon téléphone), comme concentration, comme focalisation exclusive (contre la distraction des élèves). Mais l’attention, ce n’est pas seulement la concentration qui vise à reconnaître ce qu’il y a à reconnaître. Quand on conduit une voiture, il faut être attentif, et on ne l’est pas moins aujourd’hui que hier. Le conducteur inattentif est celui qui ne voit pas le feu rouge. Selon le même modèle, l’élève inattentif serait celui qui n’écoute pas ce que dit le maître, ne prend pas les notes, ne se concentre pas, n’utilise pas les catégories bonnes pré-existantes. Cela présuppose que les catégories sont déjà là et qu’il faut savoir les utiliser. Mais la qualité d’attention que demandent la littérature ou les humanités est de nature différente : nous sommes mis au défi de construire des catégories que nous n’avons pas en tête. L’atention de type « esthétique » consiste à se dire : « Regardez ce que vous avez devant les yeux, si vous croyez reconnaître quelque chose, ce n’est pas intéressant. Regardez ce tableau, et trouvez quelque chose que vos ne reconnaissez pas. » C’est ce moment d’émergence d’une catégorie nouvelle qui requiert un type d’attention très différente, esthétique, créatrice. Ce que nous pouvons partager dans nos salles d’enseignement, c’est cet exercice, ce défi, ce plaisir de se proposer des choses pour lesquelles nous n’avons pas de catégories sensorielles ou conceptuelles toutes prêtes. Devant le n’importe quoi indéchiffrable de la peinture abstraite ou de la musique contemporaine, il y a à extraire une figure d’un fond.

Pouvez-vous expliquer en quoi cela relève d’une démarche « écologique » ?

C’est une attention qui a un lien avec l’écologie parce qu’il y a d’abord un fond, un environnement, à partir de quoi l’attention créatrice va tirer quelque chose (une figure). Notre attention est en général pensée sur le modèle économique : nous sommes fascinés par les figures pré existantes, à commencer par des figures chiffrées comme la croissance, le PIB, etc. On les accepte comme des figures à reconnaître, et non à repenser. Contrairement à ce qu’on dit généralement, je trouve que notre époque est beaucoup trop concentrée, pas assez distraite, sur ces figures qui nous absorbent. Mais qu’est-ce qui reste en arrière-fond, que la figure cache ? C’est ce travail politique que nous ne faisons pas assez, et c’est le travail propre de l’écologie qui consiste à dire par exemple qu’il ne suffit pas de constater que le nucléaire produit une électricité (apparemment) peu chère pendant 50 ans, mais qu’il faut aussi regarder un peu plus loin, se soucier de ce que nous ferons dans des milliers d’années avec des déchets toujours dangereux, aller voir « dans le fond » toutes les angoisses, les souffrances et les dépenses que nos 50 ans de production nucléaire vont causer à des milliers de générations humaines. Ce que j’appelle écologie ici, c’est prendre conscience du fond comme fond, de l’environnement comme indétachable de la figure. C’est un travail épistémologique, en termes de connaissance, éthique en termes de forme de vie, politique en termes de revendications, mais peut-être avant tout esthétique – et c’est pour défendre et promouvoir ce travail que les études de lettres et d’arts sont indispensables et doivent être défendues.

L’attention est donc toujours une forme d’interaction ?

Oui. L’attention est toujours une interface entre ce qu’il y a « dedans », derrière nos yeux, le cerveau, la pensée, l’âme, et ce qu’il y a à l’extérieur, la présence, le chant des oiseaux, les médias, mais aussi les textes. Le texte que j’étudie en classe de littérature est aussi interactif que moi. Cela n’a pas l’air de bouger, mais l’attention créatrice fait bouger le texte, même ancien, même imprimé. Ce que je lis de Rousseau par exemple se recompose à chaque pensée, chaque angoisse, chaque question que je lui pose. Il y a quelque chose du texte qui va apparaître, prendre du relief différemment. C’est moi comme sujet humain qui fait vivre Rousseau, mais c’est aussi bien Rousseau qui me fait vivre ! C’est bien la vie des mots qu’a mis en place Rousseau qui vit toujours à travers moi, parce que cela me parle, me fait penser différemment, même si Rousseau est mort, alors même que de nombreux textes contemporains sont moins vivants pour moi que les siens. L’attention comme interaction va toujours dans plusieurs sens. Nous devons être sensibles aux choses, mais les choses nous appellent, font saillance, sollicitent notre curiosité. Est-ce qu’on est plus attiré par une tablette que par un livre ? Certes, il y a des phénomènes de saillance qui font qu’un écran est plus immédiatement attractif, mais on peut tout à fait retrouver dans un texte le mouvement qu’il y a sur une tablette, et c’est ce qu’on essaie de faire dans nos cours de littérature. La première tâche de l’attention, c’est de pouvoir moduler les niveaux de saillances qui nous attirent : bien sûr qu’il faut entendre les sirènes des pompiers quand on circule, mais il faut aussi se sensibiliser aux petits détails stylistiques des textes qu’on lit.

Mais ne sommes-nous pas menacés par la dispersion provoquée par les nouveaux outils numériques ?

Caroline Datchary, une admirable sociologue de Toulouse, a fait de très belles choses sur la dispersion au travail [2]. De même, Stefana Broadbent a fait une contre-enquête sur un accident de train [3]. La nouvelle dans les journaux disait que le conducteur envoyait des SMS en conduisant, et que donc il n’avait pas regardé le feu rouge. On incrimine donc le conducteur et les nouvelles technologies qui nous déconcentrent. L’enquête menée montre au contraire que le conducteur envoyait de messages quand il était à l’arrêt dans les stations, à des moments pas forcément imprudents. Elle montre aussi et surtout que le conducteur subissait de nouvelles conditions de travail très pénibles, qui l’obligeaient à se lever à des horaires indus, ce qui compliquait et stressait beaucoup sa vie. En l’occurrence, les nouvelles technologies sont bien moins à incriminer que le néolibéralisme qui soumet les agents à une organisation du travail intenable. La pression sur nos modes de vie nous rend nécessairement insuffisamment attentifs. Le discours dominant démonise les technologies. L’ambivalence des technologies est réelle, mais quand on suspecte les technologies ou la capacité des travailleurs à y résister, on trouve presque toujours que ce qui a causé l’événement, c’est la pression exercée par le néolibéralisme.

Peut-on distinguer différents types d’attentions ?

J’ai eu tort dans le titre de mes livres de parler d’attention au singulier. C’est très différent d’être attentif quand on chasse le sanglier, quand on lit un livre, quand on prend soin d’un malade, quand on conduit, quand on enseigne. Il n’est pas du tout sûr que « l’attention » en tant que telle existe. Comme le dit Georg Franck, nous sommes entrés dans un monde où l’attention est homogénéisée. L’audimat ou PageRank de Google sont des mesures unificatrices de notre attention. Mais il vaudrait mieux néanmoins parler d’attentions au pluriel. Dominique Boullier distingue par exemple l’attention-alerte qui se distingue de l’attention-fidélité, ou l’attention immersion, où on est plongé dans un monde inconnu, à l’attention-projection, où on emporte ses repères avec soi dans un nouvel environnement. Un des biais les plus courants est de poser le problème attentionnel en termes d’individualité, par un biais moralisateur : il est de la responsabilité de l’individu d’être attentif. C’est vrai pour une part, mais tout ne se résume pas à cela. A l’intérieur de moi, il y a différentes couches d’attention, plurielles elles aussi : l’attention automatique, qui fonctionne avec des saillances que je ne peux en général pas contrôler, l’attention volontaire, dont on parle d’habitude pour dire qu’il faut s’efforcer d’être attentif. Il y a aussi les couches supérieures, supra-individuelles : l’attention conjointe, quand on partage une présence dans le temps, et parfois dans l’espace ; l’attention collective, que mobilisent par exemple les médias. Mais Caroline Datchary m’a très justement fait remarquer qu’il manque dans mon livre, entre les deux (conjointe et collective), l’attention organisationnelle. Qu’est-ce qu’une entreprise, un service ? Un organigramme dit précisément qui doit être attentif à quoi. C’est particulièrement intéressant pour un syndicat !

Cette attention-là, organisationnelle, conjugue l’attention individuelle et collective, car le salarié n’est pas seul dans la prise en charge de ce à quoi il doit faire attention. C’est peut-être à ce niveau qu’il est le moins difficile d’obtenir des changements. Par exemple, les entreprises évoluent sur la déconnexion : pour éviter des procès en burn out, parce qu’un employé reposé travaille mieux. C’est dans leur intérêt d’interdire physiquement, en empêchant l’utilisation des adresses mails professionnelles entre 20 heures et 8 heures par exemple, à leurs employés de se surexploiter. Est-ce que quand je finis un article tard le soir, c’est parce que j’en ai envie, parce que ça m’intéresse, ou le problème réside-t-il dans toutes les choses bien moins agréables que j’ai dû faire toute la journée avant de pouvoir enfin, à cette heure tardive, me consacrer à cet article ? Comment utiliser les technologies, dont on dit qu’elles nous aliènent, pour protéger les gens contre eux-mêmes ou contre la pression qu’ils subissent ? Il y a des potentiels de retournements très intéressant.

Il y a enfin la couche d’attention collective, qui est l’affaire des médias. C’est un des points aveugles de notre pensée. Comment ce niveau nous influence, comment chercher à modifier cette influence ? Les sciences de l’information font un travail très utile, mais il faut aussi avoir une réflexion plus conceptuelle sur cette question : penser ce que font les médias dans leur diversité et ce que c’est que cette attention collective [4].

Dans le contexte d’hyper sollicitation qui est le nôtre, que peut signifier enseigner aujourd’hui ? Et quelle place dans cet enseignement pour les outils numériques ?

On nous place en général dans une alternative fermée : soit vous acceptez qu’il y ait des tablettes à l’école, parce qu’on vit au 21e siècle, ou alors on considère que l’école doit être un îlot protégé, où le téléphone mobile est éteint. Ce choix me semble impossible parce que les deux ont raison. Ce qui me semble intéressant, c’est interroger les présupposés des deux positions. Par exemple, est-ce que le numérique à l’école, c’est forcément des tablettes ? En interrogeant l’objet, la tablette comme médium particulier, différent d’un livre, mais tout autant d’un PC, on mesure qu’une des particularités de la tablette, c’est son côté impénétrable. On ne sait pas comment ça marche, on ne peut pas bidouiller. Donc, le numérique est partout, c’est un fait, mais une des missions de l’école est d’apprendre à mieux l’utiliser, comme elle nous apprend à mieux utiliser la langue, les crayons, etc. Il y a un devoir de l’école à nous équiper intellectuellement pour être à la hauteur de notre équipement technique. Ce qui serait intéressant, c’est que l’école nous transforme tous en hackeuses. Nous ne sommes pas là pour la testostérone, la compétition, qui caractérise quand même un peu les hackers de la première génération, ceux qui font de marathon de hacking aujourd’hui, etc. Historiquement, les premiers travailleurs du numérique étaient des travailleuses (les computer girls, qu’on voit par exemple dans le film récent Hidden Figures, Figures de l’ombre), et d’ailleurs certains gouvernements, comme au Royaume Uni, s’en sont émus et ont cherché à les évincer [5]. Il ne s’agit pas de devenir des hyper spécialistes mais d’apprendre à bidouiller.

Un de mes étudiants en thèse, Quentin Julien, anime des ateliers d’archéologie des médias dans les écoles. Il s’agit de penser différemment la temporalité les outils. Nous pensons en général que chaque nouveau médium remplace le précédent, dans une vision de progrès des technologies : le téléphone remplace le télégraphe, le smartphone succède au téléphone portable, etc. Mais ce n’est pas aussi simple. Les différents médiums sont tous là, superposés. Et dans ces ateliers d’archéologie des médias, les enfants découvrent de vieux téléphones, des télégraphes, des procédés romains...Et ils comparent avec leur téléphone : qu’est-ce qui est commun ? Qu’est-ce qui marche sans électricité ? Cela met notamment la tablette en perspective avec d’autres médias. Et l’étape suivante, c’est de les ouvrir. S’intéresser au hardware, au médium lui-même, c’est la même démarche que quand en littérature on s’intéresse aux mots eux-mêmes, à la chair des textes.

Cela me semble une démarche intéressante. On ne bannit pas les téléphones des salles de classe, parce que c’est là. Mais il faut apprendre à les utiliser, du point de vue de la machine, mais aussi de l’usage, et de ses implications environnementales. Tout cela fonctionne à l’éclectricité… Elle vient de quel fond l’électricité ? En France, c’est le nucléaire. Voir le nucléaire en regardant l’écran de sa tablette – voilà le type d’attention dont nous avons peut-être le plus urgemment besoin !

Que faire pour favoriser une bonne attention ?

Nous sommes tous un peu curieux : « l’attention ne tient jamais en place », dit Jean-Philipe Lachaux dans son excellent ouvrage Le Cerveau attentif [6]. Être attentif, c’est apprendre à contrôler notre curiosité, à restreindre cette curiosité qui nous disperse tout le temps. Prêter attention à ce que nous disons, et pas aux oiseaux, au bruit de la rue, aux « distractions » incessantes qui nous sollicitent. Mais en même temps, sans cette curiosité, il n’y aurait pas d’attention. Une bonne salle de classe est celle où on apprend certes à se concentrer, mais aussi à raffiner notre curiosité, à ne pas la nier. Et notre curiosité passe de plus en plus par des outils numériques. Il faut réfléchir à ce geste d’aller sur un moteur de recherche, à la construction de nos curiosités individuelles, et ne pas se satisfaire des premières choses que me propose PageRank. C’est intéressant de jouer avec des élèves à renverser les choses, à regarder d’abord ce qui est proposé sur la dernière page, d’utiliser les appareils pour construire une gymnastique de la curiosité et aller au-delà des attentes. La puissance à la fois géniale et problématique des nouvelles technologies, ce n’est pas tellement ce qui se passe entre mes yeux et l’écran, mais ce qui se passe derrière l’écran. Tout ce que je regarde s’enregistre. C’est cette attention automatisée à mon attention personnelle qui est vraiment nouvelle. Cela produit des effets de boucle. Mes désirs passés, mes recherches réalisées, vont conditionner ce qui va m’être proposé et conditionner ainsi mes attentes (et celles de mes semblables). C’est en même temps utile et très dangereux. Ce que l’école devrait nous apprendre, c’est à déjouer ces boucles récursives qui font que nous devenons prisonniers de nos attentes. Faire de la recherche, c’est développer l’esprit de curiosité. Je pose une question, j’ai une réponse, très bien. Mais qu’est-ce qui se passe si je modifie ma question ? On peut bien sûr avoir des moments où on bannit le numérique et où on apprend à trouver des réponses dans une bibliothèque ou avec les camarades de classe. Mais ça serait quand même dommage de ne pas s’éduquer les uns les autres à ouvrir davantage notre curiosité, à la renforcer, dans l’utilisation des outils numériques. Comment les utiliser à leur plein potentiel sans se faire prendre par les boucles qui nous enferment ?

Le numérique modifie-t-il notre rapport au temps ?

La quantité d’informations sur laquelle ouvre notre fenêtre internet fait exploser notre rapport au temps. Je n’ai plus trois chaînes de télévision à regarder mais des millions de concerts, des millions d’articles passionnants auxquels je peux accéder. Il y a là effectivement une révolution du temps comme potentiel de ce que je peux faire dans l’heure qui vient. C’est l’embarras du choix et de la richesse. Les économistes parlent de « coût d’opportunité » : dès lors que je fais quelque chose, cela me coûte quelque chose, parce que je pourrais faire autre chose. Le coût d’opportunité a explosé, et il y a une pression sur chaque seconde. Il faut regarder comment les jeunes générations gèrent ceci. Il y a à la fois des phénomènes de surcharge et de résistance. Éteindre le téléphone en classe, c’est créer les conditions pour qu’une forme d’attention particulière à un objet donné puisse se déployer. Et les enquêtes montrent que les jeunes eux-mêmes sont souvent soulagés lorsqu’ils sont mis en position d’être provisoirement débranchés. Car il s’instaure une violente et oppressante – proprement épuisante – compétition à l’affichage de la réussite, affichage devenu nécessaire à créer pour soi les conditions de la réussite économique en régime néolibéral [7].

Peut-être que l’usage intensif d’outils numériques transforme notre matériel neuronal, que nous sommes plus facilement attentifs à beaucoup de choses en même temps et moins facilement concentrés sur une seule. Nicholas Carr y voyait une évolution qui nous rend « bêtes », ou plus exactement « superficiels » [8]. C’est une thèse intéressante. Kathryn Hayles [9] distingue attention profonde et hyper attention, ce qui me semble plus judicieux. Une bonne gymnastique attentionnelle doit nous permettre de gérer plus vite les multiples informations qui nous arrivent simultanément, et en même temps de développer toujours la capacité de se concentrer pour lire un article par exemple.
La modernité est monomaniaque et en meurt, faute de savoir se rendre suffisamment attentive à ses environnements, naturels, mais aussi sociaux et mentaux. Peut-être qu’il y a dans le développement d’une attention plus horizontale, plus englobante, plus sensible à un spectre plus large de phénomènes plus divers, une perspective encourageante.

[1Jean-Marie Schaeffer, L’Expérience esthétique, Gallimard, 2015.

[2Caroline Datchary, La dispersion au travail, Octarès Editions, coll. « Travail & activité humaine », 2011

[3Stefana Broadbent, L’intimité au travail, Limoges, Editions FYP, 2011, p. 129 et suivantes.

[4Cf Yves Citton , Médiarchie, à paraître au Seuil en septembre 2017.

[5Marie Hicks, Programmed Inequality, MIT Press, 2017.

[6Jean-Philippe Lachaux, Le cerveau attentif, Paris, Odile Jacob, 2011.

[7Voir Donna Freitas, The Happiness Effect : How Social Media is Driving a Generation to Appear Perfect at Any Cost, Oxford University Press, 2017.

[8Nicholas Carr, Internet rend-il bête ?, Robert Lafon, 2011.

[9Kathryn Hayles, Lire et penser en milieux numériques, Grenoble, ELLUG, collection "Savoirs Littéraires et Imaginaires scientifiques", 2016.

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