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Nouveau management public

Séminaire de travail / Journée du 14 juin 2010.

Séminaire de travail / Journée du 14 juin 2010.

Plan
1 L’Etat social
2 Actualité de l’Etat social
3 Pas de théorie de l’Etat social, la véritable révo du XX sans une véritable théorie
4 Conclusion

De quoi parle-t-on ? L’ES est souvent mal connu, on parle de l’ES comme celui de l’intervention pol et de la protection sociale. Souvent on ne parle que de ce second volet.
La protection sociale existe depuis longtemps y compris dans les pays sud américains depuis les années 20-30. Il faut opter pour une def en 4 pts ou piliers
A )Protection sociale
B )Droit du travail et négociation collective
C )Les services publics, les pol d’éducation notamment
D) Pilier pol et éco

A
Il y a des liens entre les piliers, l’idée de l’intervention publique dans le champ social. En fait nous ne vivons pas dans des éco de marché mais avec des éco de marché, nous vivons avec de la concurrence et une intervention de l’Etat dans le champ social.
Les sts actuelles sont démocratiques ou capitalistes, aujourd’hui difficile de répondre : y copris d’un pt de v éco nous sommes dans une éco capitaliste mais en France près de la moitié ne travaillent pas dans le secteur capitaliste, fonctionnaires, indépendants, éco sociale. Le rapport de prod est capitaliste, le pouvoir éco est puissant mais nous ne sommes pas dans des stes mono capitalistes, il faut s’éloigner de l’idée que en dernier ressort nous ne sommes pas dans un conflit capital-travail – même si une partie de l’Etat demeure au service de l’éco capitaliste. Dimension anticapitaliste et pas seulement antilibérale, dans le champ de l’éco une partie échappe au capital. Le capital intègre cette donnée qui tente de récupérer du terrain (ex des retraites). Le capitaliste financiarisé est responsable de la crise : aujourd’hui compris par tous. Mais ce même capitalisme financiarisé s’appui sur sa propre crise pour mettre un coup de boutoir. Ce pose ici le pb de l’alternative : être capable de réhabiliter l’Etat social et avec lui la démocratie. Le projet de modif de système est de ce côté. Il n’existe pas de travaux sur l’Etat social. Ce défaut de théorie explique la posture défensive.
L’ES existe aux EU et dans tous les pays. La protection sociale est présente partout mais la place du service public est différente, ex dans les pays du Nord, aux EU, au royaume U, ainsi la pol de santé au RU est très étatique du coté du serv public Le RU est celui qui crée le plus d’emploi au monde depuis 15 ans, de même aux EU il y a un service de santé publique, aux EU l’eau est publique. Qu’est-ce qu’il faut confier au capital, à l’Etat, au service social ? Le privé aux EU relève des fondations et non pas du privé. C’est le dev de la pol sociale qui varie mais autrement il en existe partout, y compris en Chine ou la discussion sur le dt du travail est en cours. Le fdt de l’ES est la démocratie. Or la démocratie est faite de compromis.

B. actualités de l’ES

Dispositif régulationniste, fordisme, raccord du macro et du micro. La stabilité de l’emploi serait cuite, état providence figure du passé, voici les préjugés. Mais la genèse de l’ES relève loin, milieu du XIX pour l’éducation et la retraite. La gde transformation s’opère fin XIX et non pas en 1945. La racine de l’Etat providence = la Q démocratique et peut-être la révo américaine qui pose que la souveraineté doit advenir aux citoyens. Tt un débat sur sa reproduction possible en Europe. Les Services Publics : des reculs de l’emploi public, mais en France la part de l’emploi public est plus grand qu’en 1982. Hausse de l’emploi dans la fonction publique territoriale par ex. L’OCDE montre qu’il y a des variations importantes selon les pays, le plus faible étant l’Allemagne bien devant les EU. 30 % de l’emploi en France. Il y a une ligne de crête, voir les attaques mais ne pas noircir. Risque de se tourner vers la capitalisation par peur de la retraite, ici il y a une victoire intellectuelle du capitaliste et à cause en partie de la confusion de la composante des retraites. Principe de faveur qui est au cœur de la construction sociale, ce principe est fait que tt chgt doit engager une hausse pour les plus faibles. CNE disparaît sans un seul mot ni pour les syndicats ni pour le patronat. Les plans de relance sont faibles en Europe et + pauvre encore en France. Les EU nationalisent les banques, en France Sarko se fait élire sur la relance du pol et ne travaille que sur l’éco. L’Allemagne a un plan d’austérité ou la taxe des entreprises est importante. Les piliers de l’ES sont là.

Bilan de la reforme de l’ES

L’ES est encore en place même s’il se trouve attaqué. Retraite au R et aux EU par ex. les performances éco sont piteuses dans la zone euro alors que la relance budgétaire est forte aux EU. Le fdt de l’ES : le tout n’est pas réductible aux parties – Robert Castel qui prône la flexibilité de l’ES est dans l’erreur.

Théorie de l’ES

Pas de théorie de l’ES, il y a une pensée néo classique de cette intervention publique – pensée à la mesure des marchés. La principale théorie critique est marxiste, mais on paie le fait que le marxisme pose que l’Etat est au service de la classe dominante, mais ce propos est le fait d’un temps ou l’etat n’était pas démocratique et en ce sens on paie l’absence de progression de la théorie marx. Et ses apports. Keynes pose que le tt va au-delà du jeu des parties, K est dans une période agitée, il s’appui sur la pol budgétaire idem pour les postes keynésiens.

ES : ses limites

Pb de la bureaucratie, il faut s’attaquer à ce pb : pb des jeux de pouvoir. Etat, démocratie, pouvoir : ce sont les parties sombres de Marx, impossible aujourd’hui de ne pas poser ces Q. Défi permanent qui n’est pas seulement celui du capitaliste.

Le fdt de l’ES est la démocratie, le peuple peut choisir ses institutions y compris pour sa protection, la démo (Marcel Gaucher) au sens fort = 2 volets : la liberté, et la souveraineté du peuple. Le pt 2 engage le suffrage universel qui va imposer à la minorité (large) son pt de v. Le rapport de capital repose sur une puissance illimitée, ce n’est pas choquant pour le Capital mais cela l’est pour la démocratie. Révo que de poser dans les stes dém qu’une voix égale une voix, riche ou pauvre, jeune ou vieux, h ou f. Dans l’économie sociale, cela peut-être marchand mais pas capitaliste, l’ES ne peut remplir cette fonction. L’éco sociale est libre, libre d’adhérer à une association mais pas de ne pas payer ses impôts. Il ne faut donc pas vouloir la disparition de l’Etat.

DEBAT

Place des rapports de pouvoir. Accepter la complexité et non pas faire du mono-causal tant de gauche que de droite. L’explication par le marché ou la normalisation ne fonctionne pas dans cette complexité.

GA pb des conventions stats, def juridique du fonctionnaire : le fonct. est défenseur de l’IG et porteur de la prérogative publique. La note d’examen est celle de la prérogative de la puissance publique, cette conception pose un pb dans la démocratie, cela engage des enjeux qui ne sont pas démo. C’est une garantie et en même temps une perversion. Le pouvoir de celui qui est qualifié : ex l’ingénieur par rapport à l’usager dans le nucléaire. Usager = citoyen, différent du client. A l’école le jeune et les parents, mais de la police ? de l’assurance maladie ? pb du rapport qui engage des diff. Bataille de frontière entre des territoires et non pas de la disparition d’un des acteurs démocratie ou capitalisme. Quel est la nature de la bataille ?

Y comment intégrer dans l’ES la Q du travail (de son activité et non pas de l’emploi), les enjeux du travail comme activité = aspect individuel et collectif. Nous sommes toujours dans un collectif. Yves Swartz pose que des débats de valeurs existent qui ne sont pas réductibles au marché, on ne travaille pas sur la performance ou la rentabilité, il y a des valeurs collectives – on tient compte de l’idée de faciliter le travail des autres dans les collectif. Ici on retrouve la démocratie. Dans la créativité il y a des réserves de créativité. Cette ste est un fdt de la construction du bien commun. On ne parle pas que du travail dans le secteur public mais aussi ds le privé. Le fdt de l’ES est la démocratie mais cela est lié à la relation travail-démocratie. Or cette reconnaissance du lien T-D n’est pas posé, la progression de la démocratie ne peut faire l’éco de cette Q. Le travail comme 5ième pilier sinon colonne.

G ES vient de loin mais quelles sont les forces qui soutiennent l’ES, et aujourd’hui ? l’ES change de l’intérieur, le postier d’hier et d’aujourd’hui est-il identique ?

G le voca est un piège, ES tend vers la protection sociale si tous les autres
pans sont ailleurs terminologiquement. Pa s de théorie de l’ES mais les courants institutionnels sont p-être à sa source, n’est-ce pas le cas ?
MH dans tous les ex manque l’Afrique.

Réponse ChR
La lutte des classes existe mais n’est pas tout. Il y a sinon réduction effectivement à la lutte sociale. Le prolétaire est émancipé lorsqu’il connaît la force égalitaire de sa voix. La coopération est le fdt de l’efficacité, c’est une redécouverte aujourd’hui au cœur du travail. La conception actionnariale de l’entreprise est catastrophique, l’entreprise est un objet social, collectif, les travailleurs et les usagers, conception citoyenne et partenariale des acteurs ?
Sur le capital, qu’est-ce qui prime ? la démo ou la poss pour le capital d’exister ? cette q est illégitime pour tous, la délégation de pouvoir est nécessaire mais tout le monde n’en veut pas dans tous les cas et sous toutes ses formes. Le capital peut être encadré, il faut réhabiliter l’entreprise contre les actionnaires, on peut prendre appui sur la figure de l’entrepreneur contre celle de l’actionnaire. Si la Ste qu’il faut soustraire des domaines au privé, ex de l’eau. Un débat est nécessaire. Tous les salariés ne veulent pas diriger l’entreprise il ne faut pas faire de la q de l’autogestion une Q centrale. il faut poser une Q de boussole, de méthode : la démo prime à partir de là on peut être radicaux.
Le public : bataille du liant public-privé. Il faut quitter cette division. Cette souffrance du privé posé du côté de l’intérêt égoïste alors que le public serait le lieu du partage et du citoyen. Il faut quitter cette simplicité de propos et de vision. Mener une bataille = 1 fonctionnaire crée de la richesse, crée du PIB.
GA Refondation de la fonction publique en même temps que la possib d’y ajouter des éléments non public.
Thomas la montée du sujet fait que l’on ne sert pas l’usager mais la collectivité, donc de s’écarter de la personne pour atteindre le collectif, cette valeur produite n’est pas individuelle or notre prisme aujourd’hui est celui du sujet. Et nous renvoyons nous-m au sujet et non au collectif

ChR défendre la France du PIB est possible. Les impôts sont la validation des choix du collectif. Cette augmentation ou baisse des impôts est l’objet d’une discussion démocratique. Et si tout le monde remplissait des fonctions générales au cours de sa vie s’il le désire.
Le terme de république sociale est un terme mou qui empêche la clarté et la définition. C’est certainement la trame républicaine mais il faut interroger son contenu. Il peut servir de projet général car il n’est lui-même que général.
L’idée que tout est au service du capital est une bêtise, impossible de tenir ce discours sans ridicule. Débouche sur des solutions individualistes qui sont en rupture avec la teneur même de l’origine de cette pensée.
Afrique, lorsque l’Etat n’existe pas c’est la catastrophe, regard sur Haïti. Idem Russie qui passe d’un
Etat tout puissant à un Etat mafieux. Difficile de ne pas entendre l’histoire au cœur des positions des pays – il faut comprendre que pour les anciens pays de l’URSS l’ES est assimilé au stalinisme et il fauy entendre cette souffrance.
Pour la gauche le rapport à la nation, à l’Etat, au bien public mondial que serait éducation, santé, eau. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Q du financement, mondial ? ce serai la catastrophe. Anti-mondialisme car le mondialisme permet de faire échouer les pol de chaque pays et la démocratie, impossible de trouver un peuple du monde. C’est une arme du capitalisme. Il faut respecter les peuples et leurs spécifiés. Avec les inégalités de dev cela sera forcement régressif, le droit social européen sera pour nous une diminution des droits. Assurer une convergence par le haut : avoir une théorie de l’Etat public ou la protection du bien public soit assuré. Mais le rapport de force est dégradé et cela signifie qu’il y a une régression importante en Europe. La protection la plus importante serait de reconnaître la souveraineté en ce domaine de chaque Etat. Après nous pouvons organiser, modifier – continuité des serv pub, principe de précaution…
En France le côté décliniste est importante, en France on pense que si on n’est pas cadre on est nul, seulement 15 % le sont, pas de prise donc. 85 % se vivent comme nul professionnellement. C’est cela qu’il faut modifier, nous sommes les seuls à penser cela. Ce n’est pas le cas de l’Allemagne, ni du RU ni des EU où des choses restent possibles – une partie de la gauche française partage sa vision de la nation avec le FN et sort son révolver à chaque fois qu’on l’utilise, la nation se réduit au nationalisme pour elle.
L’Etat social n’est pas soluble dans le marché ou le capital : telle est la boussole. Le libéralisme s’arc bouc sur ses faiblesses c’est cela qu’il faut comprendre et attaquer à ces endroits.
L’ig n’est pas l’intérêt de tous (ce qui est le pt de v des libéraux) mais celui du plus grand nombre et se retrouve def par la loi elle-même qui est l’expression de la démocratie. Pb de l’école qui perd le sens de son métier dans sa profession. Libéralisation de la carte scolaire et tous les parents en sont contents, même ceux qui en sont victimes. C’est l’individualisme qui prime ici.

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