04-11-2016

 | ON A VU

Stop au chômage et à la régression sociale

Un livre du collectif Roosevelt.
Par Guy DÉMAREST, David FELTZ, Michel MONTIGNÉ.
Une contribution pour "en finir avec les politiques du travail inefficaces et redéfinir un projet vecteur de progrès social où le travail retrouve un sens.

Concis et efficace, cet ouvrage montre en des propos clairs comment en finir avec les politiques du travail inefficaces et redéfinir un projet vecteur de progrès social où le travail retrouve un sens.

Les remèdes au chômage de masse semblent toujours les mêmes. Les Français ont beau exprimer haut et fort leurs inquiétudes, leur colère, le gouvernement actuel, comme ses prédécesseurs, semble ne voir d’autres solutions que de considérer le travail comme une variable d’ajustement dans la guerre économique, ce qui se traduit par une baisse des charges, la réduction des droits des salariés, l’extension des horaires de travail, l’imposition de temps partiels insuffisants pour vivre décemment… La diminution statistique du chômage en Allemagne et au Royaume-Uni est présentée comme un succès, mais l’on oublie que le nombre de travailleurs pauvres et d’exclus de la vie sociale explose. Comment en sommes-nous arrivés là ? L’objectif de ce livre est de répondre à cette question et de proposer des solutions.

Pour sortir de l’impasse, il faut d’abord cesser de poursuivre des politiques qui échouent depuis quarante ans et reconnaître celles qui ont été efficaces, comme les 35 heures qui, malgré leurs défauts, ont permis de créer 350 000 emplois. Il faut ensuite briser un tabou : il n’y aura pas de recul du chômage sans une nouvelle réduction du temps de travail. Il faut donc discuter de nouvelles modalités. Si des contraintes sont à prendre en compte, de multiples façons de partager le travail existent, qu’elles soient individualisées ou collectives, progressives ou massives. Les auteurs tirent ainsi dans cet ouvrage les leçons d’expériences faites sur le terrain, dans de petites ou de grandes entreprises, en France ou ailleurs dans le monde, pour mettre la réduction égalitaire du temps de travail au cœur d’un nouveau projet de société visant la « prospérité sans croissance ». Un projet qui doit lier l’économique, le social et l’écologie pour se transformer en progrès social, et permettre à chacun d’accéder à un emploi de qualité, à un travail qui ait du sens.

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