Accueil du site  >  L’Institut
07-09-2018

 | L’Institut

Une vraie alternative à l’enfermement des mineur.es LA LIBERTE

Une note de lecture de Michelle Olivier
L’enfermement est-il le seul moyen à disposition de la justice pour sanctionner et « remettre sur le bon chemin » les mineur·es qui transgressent la loi ?
C’est ce que laissent penser les politiques sécuritaires qui se succèdent dans le temps.
Mais un colloque* réunissant les principaux acteurs œuvrant dans ce domaine a permis de montrer que cette réponse est loin d’être efficace, qu’elle peut d’ailleurs plus sûrement entraîner ces jeunes dans la récidive !

Ces professionnel•les de terrain, expériences et chiffres à l’appui, démontrent que des alternatives existent et, pour peu que les moyens soient mis à disposition, c’est une autre justice des mineur•es qui pourrait voir le jour :

mettre fin aux inégalités (un•e mineur•e isolé•e étranger•e, un•e mineur•e dont la famille présente peu de garanties au regard de la justice, bénéficient souvent d’une bien moindre clémence que d’autres) et proposer d’abord de l’éducatif pour aider ces jeunes à repenser leur trajectoire plutôt que de les enfermer.

C’est un choix de société qui se pose : construire plus de places de prison, des quartiers pour mineur•es et des Centres éducatifs fermés ou à l’inverse, mettre l’accent sur l’action éducative, dans un cadre pluri-professionnel, signe d’une volonté politique de considérer les jeunes qui transgressent la loi comme des personnes en devenir, et dont le destin ne doit pas se jouer avant même qu’ils soient devenus adultes.

Croire en ces enfants, leur donner la possibilité de modifier une trajectoire transgressive, expérimenter des projets pour les aider à se repositionner, c’est possible ! Et c’est ce qui rend cet ouvrage nécessaire pour changer de regard !

* « Une vraie alternative à l’enfermement des enfants : la liberté ! » organisé par le Syndicat national des personnels de l’éducation et du social - Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES-PJJ/FSU), le Syndicat de la magistrature (SM), l’Observatoire international des prisons (OIP) et le Syndicat des avocats de France (SAF) avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), de DEI-France et de la FSU.

Envoyer à un ami  Version imprimable de cet article Version imprimable

Voir tous les articles « L’Institut »