06-10-2020

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Violences policières : la rupture du contrat tacite

Le second, paru dans le dernier numéro de Hommes & Libertés N° 191 de Septembre 2020 est de Christian MOUHANNA, chargé de recherches au CNrS-Cesdip (Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales).
Le « traitement » des dernières manifestations en France s’est traduit par un accroissement significatif de la répression, rompant avec une tradition visant au contraire sa limitation au strict nécessaire. La violence de certains manifestants n’est pas la seule cause de cette évolution.
« La violence policière s’inscrit dans une volonté d’imposer les décisions gouvernementales en abolissant le contrepouvoir de la rue, devenu d’autant plus insupportable qu’il a, notamment à travers les manifestations des “gilets jaunes” ou contre les retraites, acquis une certaine aura. »

« rompant avec la tradition de tolérance des manifestations, le pouvoir politique encourage désormais une épreuve de force, qui génère parmi les protestataires des réactions de frustration et de violence. Ce choix place le gouvernement face à des dilemmes qui entraînent une confusion génératrice de nouvelles violences. »

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