09-04-2018

 | A LA UNE

Mon cerveau n’est pas un ordinateur par Michel Blay

Le dernier dossier de notre revue Regards Croisés est consacré aux neurosciences. Alors que le ministre de l’Éducation nationale prône un recours préférentiel aux neurosciences pour promouvoir des pratiques pédagogiques qui soient fondées « en vérité », les auteur.es démontrent qu’une telle affirmation relève précisément de la croyance, de l’illusion, et en l’occurrence d’un choix politique. Lorsqu’une hypothèse n’est plus utilisée comme hypothèse mais prétend dire tout le réel, la « science » devient une idéologie pouvant servir à toutes les manipulations.
Pour vous mettre en appétit nous vous offrons 2 articles, celui de Michel Blay , président de notre conseil scientifique et celui de Christine Passerieux, membre du GFEN. Lire la suite

09-04-2018

 | A LA UNE

Sciences et enseignement : quels enjeux ?

Christine Passerieux est membre du GFEN, Groupe Français d’Éducation Nouvelle, qui est un mouvement de recherche et de formation en éducation.
LA science dirait donc LA vérité… Assertion fort peu scientifique. D’autant plus qu’en l’occurrence c’est uniquement une branche des neurosciences qui est convoquée, en excluant des décennies de travaux en sciences sociales et humaines. C’est au contraire une entreprise idéologique qui se met en place, de manière autoritaire, par l’imposition d’un dogme et l’exclusion d’une grande partie du champ de la connaissance. Lire la suite

09-04-2018

 | L’Institut

Le 21e siècle sera l’âge d’or du service public

Aujourd’hui 11 avril, une journée "Justice morte" est en cours. Le bâtonnier de Nanterre espère qu’à peu près 25 000 avocats, magistrats et greffiers iront manifester à Paris contre le projet de réforme de la justice. Ils protestent notamment contre la suppression des tribunaux d’instance, qui seraient regroupés avec les tribunaux de grande instance. "C’est une très mauvaise idée", assure le bâtonnier, pour qui cela "signifie contribuer à la désertification judiciaire, comme on est en train de contribuer à la désertification médicale". Lire la suite


09-04-2018

 | L’Institut

Foucault, Bourdieu et la question néolibérale

Igor Martinache dans le numéro 378 d’Avril d’Alternatives économiques revient sur la dernière publication de Christian Laval et conclut :
"Bref, au-delà d’une introduction à la fois accessible et approfondie à la pensée de deux penseurs majeurs sur un thème qui ne l’est pas moins, cet ouvrage soulève une série de questions politiques cruciales pour quiconque se préoccupe d’essayer de changer l’ordre du monde, en rappelant que celui-ci s’insinue jusque dans nos corps et nos esprits." Lire la suite


09-04-2018

 | L’Institut

Vers la privatisation des parcours scolaires

Erwan Lehoux, membre de l’Institut de recherches de la FSU, auteur de "Payer pour réussir ? Le marché du soutien scolaire", sorti à la fin du mois de janvier aux éditions Syllepse a rédigé la tribune qui suit. Au moment où les étudiant.es se mobilisent contre ParcourSup et plus largement contre la marchandisation du savoir, il nous a semblé opportun de la faire connaitre puisque la presse l’a refusée. Lire la suite


09-04-2018

 | GRAPHIQUE

SNCF : éloge des services publics

On connaît cette formule : le service public, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. C’est à la fois vrai et réducteur. C’est vrai sur le plan économique et social. Une étude de l’Insee avait même montré en 2008 que certains des plus importants services publics étaient deux fois plus efficaces que les prestations monétaires (la redistribution) pour réduire les inégalités. Mais c’est réducteur en ce sens que les services publics, lorsqu’ils fonctionnent conformément à leurs missions, sont des biens communs, des patrimoines pour tous.
Jean Gadrey Professeur honoraire d’économie à l’Université Lille 1 partie prenante de tous les combats POUR le service public, publie dans Alternatives économiques un excellent plaidoyer pour ce bien commun. Lire la suite


09-04-2018

 | ON A VU

De grands soirs en petits matins - Ludivine Bantigny

À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, l’historienne Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation. Lire la suite